Après une première édition réussie en 2008, le Groupe d'Art Populaire (GAP) de Berstett organise son deuxième festival international de folklore, sous le signe de la convivialité et de l'ouverture sur le monde.
Trois continents visités, quatre pays représentés, cinq groupes programmés : le Groupe d'Art Populaire de Berstett (GAP) passe à la vitesse supérieure pour la deuxième édition de son festival «La Fête ensemble ». La programmation 2010 permettra de découvrir les danses folkloriques d'Amérique du sud, d'Europe et d'Asie, sans pour autant négliger les groupes français avec la Bretagne et l'Alsace. Mais surtout, le festival conservera son esprit convivial. «Notre vocation est de réunir un public familial, de tous horizons et tous âges» précise Jean-Christophe Lasthaus, chargé de la communication pour le festival, «pour partager ensemble un moment de respect et d'ouverture sur des cultures du monde entier». L'ouverture du festival (le vendredi 16 juillet) se fera sous pavillon breton, avec un fest-noz animé par le cercle celtique «Koroll Breizh» de Savigny-sur-Orge. Cette soirée participative permettra aux spectateurs de s'initier à différentes danses bretonnes dans une ambiance festive. Le lendemain (samedi 17 juillet) les différents groupes folkloriques défileront en musique dans les rues de Berstett, avant de rejoindre le chapiteau dressé dans l'enceinte sportive (en direction de Rumersheim) pour une soirée de représentations de danses folkloriques, suivie d'un bal populaire.
Un tour du monde... en trois jours
La programmation 2010 propose une véritable ouverture sur le monde, après une première édition exclusivement européenne. «L'ensemble letton Jandãls de Alsviki est le premier à avoir été invité. Nous l'avons rencontré lors d'un festival folklorique» livre Jean-Christophe Lasthaus. Fondé en 1986, il vient du district d'Alüksne - à la frontière de la Russie et de l'Estonie - et figure parmi les groupes folkloriques les plus réputés de Lettonie. Originaire de l'autre côté de l'ex-empire soviétique, l'ensemble folklorique national eskimau Ergyron interprétera des danses séculaires, qui célèbrent la vie ou imitent la nature, à la manière de prières riches de codes symboliques. Leur présence sera une occasion unique de découvrir un peuple et des traditions méconnues en Europe. Aux antipodes du froid sibérien, le Ballet las Americas de Bogota (Colombie) apportera avec lui des rythmes latinos et d'éblouissants costumes dignes des plus beaux carnavals sud-américains. L'ensemble breton «Koroll Breizh» et le GAP complèteront cette programmation éclectique. Plus loin, plus grand... tel pourrait être le slogan pour cette édition 2010. Encouragés par le succès de la première mouture - 2.000 spectateurs s'étaient déplacées à Berstett - les organisateurs ont prévu une logistique capable d'accueillir un public encore plus nombreux. Le chapiteau disposera de 1.000 places assises et d'une scène d'une superficie de 80m2, permettant aux danseurs d'évoluer confortablement. Chaque jour, un service de petite restauration permettra aux spectateurs de déguster barbecue, tartes flambées, salades ou jambon à l'os.
Convivialité et professionnalisme
Afin de toucher le public le plus large possible, le GAP a misé sur une vaste campagne de communication : presse écrite, TV, radio et Internet - avec notamment la création d'une page «facebook » dédiée à l'événement. Comme pour la première édition, l'entrée au festival est gratuite, le rendant réellement accessible à tous. Nouveauté 2010: des animations seront proposées aux enfants le dimanche aprèsmidi, pour les initier aux danses folkloriques. Si le festival conserve un esprit convivial, rien n'est pour autant laissé au hasard dans sa mise en oeuvre. Plusieurs pôles direction artistique, logistique, communication... travaillent de concert pour garantir une qualité d'accueil professionnelle aux spectateurs. Parallèlement, l'hébergement des danseurs et des musiciens reposent toujours sur l'hospitalité des bénévoles du GAP et de leurs proches. «Le folklore, c'est une grande famille» se réjouit Jean- Christophe Lasthaus. «Les contacts qui se nouent entre les groupes débouchent souvent sur des jumelages entre les communes ». Sur les trois communes jumelées à Berstett, deux l'ont été par le biais du folklore. D'ailleurs, ce sont les échanges culturels nés de ces rencontres qui ont incité le GAP à créer son propre festival en 2008, afin de célébrer son 70e anniversaire. Fort du succès public et critique de la première édition, les organisateurs ambitionnent aujourd'hui de pérenniser cet événement, en lui conférant un rythme biennal. Passionnés de folklore et curieux, adultes et plus jeunes peuvent se réjouir : ils auront tous les deux ans une belle occasion de faire «la fête ensemble» à Berstett.
Matthieu Hilbert